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Ce livre-exposition virtuel (sur un texte de Annie Bitbol-Hespériès)
est fondé sur l'étude d'un ensemble d'ouvrages précieux des XVIe et XVIIe
siècles appartenant aux collections de la BIUM
Le livre-exposition Les Monstres à la Renaissance et à l’âge
classique part de trois constats : d’abord une profusion d’images de
monstres à partir de la seconde moitié du seizième siècle, ensuite une grande
variété de gravures, souvent ambiguës, enfin la diversité des auteurs qui
traitent des monstres. La période retenue est vraiment le temps des monstres,
puisque le mot connaît sa plus grande extension avec Ambroise Paré, et qu’autour
des monstres convergent des sources variées, avant que ne s’affrontent des
savoirs concurrents.
Les monstres ne sont que progressivement devenus l’objet d’étude des médecins
et chirurgiens. Leur étude s’est peu à peu nourrie de la diffusion des progrès
réalisés en anatomie par André Vésale et en embryologie par Fabrice d’Acquapendente
puis par William Harvey. Elle n’a pas non plus été indépendante d’une nouvelle
conception de la nature.
Au dix-septième siècle, moment de l’émergence d’un discours médical, le terme
“monstre” a subi des variations sémantiques, des métamorphoses, mot qui s’impose
en raison des références à Ovide dans les traités sur les monstres et aussi
parce que les images évoluent d'un livre à l'autre et témoignent de modifications
majeures dans les formes
des corps humains et animaux. Quant au discours sur les monstres et leurs causes,
il a subi des changements de perspective qu’il est possible de rapprocher
des anamorphoses, qui ont tant passionné à l’époque. |
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